Toute victoire d’un pays sur l’impérialisme est une victoire pour les opprimés

L’impérialisme a pris la forme d’un nouveau colonialisme entre 1870 et 1914. L’action des gouvernements d’alors consistait à imposer leur hégémonie sur d’autres pays pour les exploiter économiquement en assurant un contrôle total des ressources énergétiques et des exportations, surtout de capitaux.

L’impérialisme a divisé le monde en ce qui représente encore aujourd’hui la grande division de la planète entre pays riches et pays pauvres.

Comment faire croire que l’ère de l’impérialisme est derrière nous alors qu’il y a encore un tiers-monde ? Pourquoi les peuples autrefois dominés n’ont-ils jamais été en mesure de prendre leur envol ? La vérité est que l’impérialisme n’a jamais disparu. Ceux qui dirigent le cours économique de nos sociétés modernes l’ont simplement camouflé sous les oripeaux d’un capitalisme censé nous apporter le progrès et la civilisation. Nous sommes face à un colossal mensonge.

Le système mis en place par ceux qui sont actuellement aux manettes est complexe. La politique impérialiste a évolué au fil du temps pour se transformer et devenir l’odieuse globalisation que nous connaissons. Pour faire la lumière sur ce sujet, il est nécessaire de comprendre le système économique dans lequel les pays les plus développés du monde ont décidé de vivre : le capitalisme. Ce système, basé sur la libre entreprise privée dans un marché libre, a comme moteur le profit. Et ces entrepreneurs, pour créer du profit, doivent investir des capitaux (ou investir dans les moyens de production, ou acheter de la main d’œuvre, etc.) pour produire un bien et le mettre sur le marché. Une fois ce bien vendu, il engendrera du capital. Une petite partie de ce capital servira à couvrir les frais occasionnés par la production et une autre partie reviendra enfin dans l’escarcelle de l’entrepreneur : c’est le profit.

La principale caractéristique de l’impérialisme est l’inégalité criante de la société. Dans la catégorie la plus basse, la moitié de la population mondiale possédait en 2013 moins de 1 % de la richesse totale. Dans la plus haute, les 10 % les plus riches détenaient 86 % des richesses mondiales, et le 1 % le plus fortuné représentait à lui seul 46 % des actifs mondiaux.

L’économie des pays riches se base sur l’exploitation. Les ressources minières de l’Afrique, de l’Amérique latine et de l’Asie ne coûtent qu’à peine un dixième de leur valeur réelle du fait de la corruption, de l’endettement et de politiques visant à imposer la dévaluation des monnaies de pays déjà en situation de pauvreté. Pis, on emploie si besoin la force pour mettre en place des régimes, la plupart du temps dictatoriaux, qui contribueront à perpétuer ce cercle infernal au seul profit des pays riches… et des bourgeoisies compradores. Conséquences : les entreprises délocaliseront volontiers leurs entreprises dans ces pays en vue de diminuer les coûts de production (en exploitant au passage les autochtones) sans avoir les contraintes environnementales de leur développement.

Quelles peuvent être à long terme les conséquences d’un tel système ? Quand les barbares se firent de plus en plus menaçants aux confins de l’Empire romain, ce dernier aurait tout à fait eu les moyens de les combattre, mais les grands propriétaires terriens et les marchands qui constituaient le noyau économique de l’État ont rechigné à le faire car ils auraient dû payer plus de taxes pour financer l’effort de guerre en risquant au passage des dommages qui auraient pu ruiner leurs négoces. On peut aisément faire un parallèle avec les banquiers et les grandes entreprises d’aujourd’hui : ils contribuent à sucer le sang de la collectivité, de l’État par des mesures fiscales en leur faveur par le biais d’exonérations fiscales et autres paradis pour capitalistes (l’évasion fiscale est estimée à 26.000 milliards d’euros). La classe dominante agite aujourd’hui à l’envi la question de la dette pour accéder aux actifs de l’État et faire encore plus de profits. Les média jouent un rôle essentiel dans cette contre-révolution. Le démantèlement des services publics et les privatisations s’inscrivent dans ce cadre-là.

Ce système n’a cure des dommages qu’il cause aux plus faibles, catégorie dans laquelle on peut inclure en Occident les pauvres et ailleurs tous les exploités en prise avec les problèmes environnementaux et alimentaires quand ce ne sont pas tout simplement les guerres. Rien ne prédispose dans ces conditions à une société harmonieuse : les civilisations anciennes laissent la place à l’expression toute puissante de l’hégémonie occidentale aux niveaux militaire, économique, politique et culturel.

La croissance des États-Unis, l’imposition à des pays comme la Chine et le Japon du modèle occidental et la migration massive de populations sont les parties les plus visibles de ce processus. Les Européens considéraient comme prééminentes les conquêtes de leur propre civilisation dont ils se sont plus tard servie pour justifier l’esclavage et l’exploitation des Africains. Des hommes ont été vendus et marqués au fer rouge comme du bétail avant d’être séparés de leurs familles, achetés et privés de leur propre identité. La moindre révolte était réprimée dans le sang.

La lecture de Lénine fit coïncider l’impérialisme avec le stade suprême du capitalisme. Et il ne s’agit pas d’une simple coïncidence de l’histoire comme certains historiens le soutiennent. C’est l’expression de la nature la plus profonde de ce système économique. Écrite lors du premier conflit mondial dont on s’apprête à célébrer le centenaire, l’œuvre de Lénine dévoile l’essence de l’impérialisme et démasque les politiques des puissances impérialistes, les causes profondes de la guerre impérialiste, la trahison des dirigeants sociaux-démocrates qui se sont rangés du côté des impérialistes et, enfin, indique aux travailleurs que l’avenir passe par le renversement de l’impérialisme. Selon lui l’impérialisme est le stade monopoliste du capitalisme. En donnant cette définition, il l’illustre par toute une gamme de faits concrets. Il brosse ensuite le tableau des principales caractéristiques de ce stade monopoliste :

1. La concentration de la production et du capital atteint un tel niveau que les monopoles jouent un rôle décisif dans la vie économique. 2. La fusion du capital bancaire et du capital industriel a donné naissance au « capital financier » et à une « oligarchie financière ». 3. L’exportation du capital s’est développée, se distinguant de l’exportation des marchandises. 4. Les monopoles capitalistes internationaux se sont mis sur pied et se partagent le monde. 5. Le monde entier est divisé entre les grandes puissances impérialistes.

Lénine décrit le processus de développement des puissances impérialistes. Il indique que l’exportation du capital donne un essor à l’annexion des territoires coloniaux et à l’oppression de millions de colonisés par la domination impérialiste. Les impérialistes se sont divisé le monde. Mais aucun partage du monde ne peut arriver à les satisfaire. La « loi du développement inégal », qui signifie que certaines puissances impérialistes prennent de l’expansion et dépouillent les autres, les pousse à exiger un nouveau partage du monde qui corresponde au nouvel équilibre des forces. C’est pourquoi l’impérialisme va de pair avec les guerres impérialistes. Lénine indique alors qu’avec l’impérialisme, tous les traits de parasitisme du capitalisme s’accentuent. Avec l’impérialisme, le capitalisme agonise et l’heure de la libération coloniale et de la révolution prolétarienne a sonné. Lénine explique aussi comment, dans les pays impérialistes, les surprofits réalisés par l’impérialisme sont utilisés pour corrompre une couche de la classe ouvrière, qui considère alors dans son intérêt d’être lié à celui de l’impérialisme.

« Le capitalisme porte en lui la guerre comme la nuée porte l’orage ! », clamait Jaurès dans son dernier discours, le 25 juillet 1914. C’était il y a un siècle, c’était hier…

Capitaine Martin

http://www.resistance-politique.fr/…

source

http://www.mai68.org/spip/spip.php?article6721

The Terrible Toll of Secrecy

The Intercept’s inaugural exposé, by my colleagues Glenn Greenwald and Jeremy Scahill, illuminates the deeply flawed interaction between omnipresent electronic surveillance and targeted drone killings –- two of the three new, highly disruptive instruments of national power that President Obama has pursued with unanticipated enthusiasm.

All three (the third being cyberwar) have a lot in common. Despite their staggering implications, Obama has proceeded to establish the rules for them unilaterally, almost entirely in secret, based on dubious legal arguments, largely unchecked by judicial or congressional oversight, and with a seemingly unshakeable yet remarkably unfounded faith in their value.

But one of the many major takeaways from the eight-month-and-counting exploration of the trove of secret NSA documents Edward Snowden gave journalists is that what may seem like good ideas within the confines of a like-minded military-intelligence establishment look very different when exposed to overdue public scrutiny.

source

https://firstlook.org/theintercept/2014/02/11/terrible-toll-secrecy/

Les pays émergents semblent sur valorisés

Impact des marchés émergents (Brics)sur les actions européennes

Selon Goldman Sachs, les marchés d’actions émergents ne se stabiliseront pas avant d’importants réajustements de leurs comptes courants.

Avec un ratio cours de Bourse / valeur comptable (« Price/Book – P/B ») estimé globalement à 2,2, la valorisation des pays émergents les plus vulnérables sont loin d’apparaitre bon marché…

Leurs valorisations ne fait pas l’objet d’une décote par rapport au marché dans son ensemble.

Les entreprises industrielles et les producteurs de matières premières exposées aux pays émergents ne sont pas actuellement dénués de risque.

Plusieurs soldes de déficit courant émergents se sont détériorés depuis la crise financière internationale, tirés par la croissance rapide de la demande intérieure qui a été alimentée, à son tour, par la politique monétaire non conventionnelle des pays développés.
Un rééquilibrage suggère une moindre activité domestique pour permettre à ces déficits de se résorber.
Des exemples tirés des années 1990 (Mexique, Brésil, Russie, Asie) montrent que les cours des actions des pays émergent atteignent leur point bas, seulement après une amélioration significative de leurs balances courantes, un processus qui peut prendre plusieurs trimestres à se réaliser dans les pays les plus fragiles.
Les déficits de balance courante et les niveaux de valorisation sont bien au-dessus de leurs niveaux historiques

Historiquement, la valorisation des pays émergents a atteint un point bas au cours des périodes de réajustement de leurs comptes courants, avec un ratio P/B compris entre 0,2 et 1,6.

Le contexte actuel pourrait être moins exigeant que les exemples historiques, mais il ne faut pas perdre de vue que les cinq pays affichant le plus important déficit de balance courante, se traitent actuellement à des niveaux de P/B de 2.2, ce qui laisse augurer une marge d’ajustement significative.

Les entreprises européennes exposées aux pays émergents ne sont pas encore bon marché
Bien que la sous-performance des actions européenne exposées aux pays émergents a été significative sur l’année écoulée, cette dernière reste encore modeste par rapport à la surperformance qui l’a précédé, en particulier entre 2008 et 2010, lorsque les pays émergents étaient considérés comme des « havres de paix » par les investisseurs.

Malgré tout, ces entreprises ne sont pas encore bon marché

Rester prudent sur l’exposition des industriels aux pays émergents
D’un point de vue européen, toutes les entreprises exposées aux pays émergents n’ont pas connu la même performance boursière.

Ce sont les sociétés industrielles et les producteurs de matières premières qui ont souffert le plus. En effet, nous nous attendons à ce que les dépenses d’investissement en matière d’infrastructure et de marchandises ralentissent.

Goldman Sachs , 11 février

source

http://www.quiperdgagne.fr/les-pays-emergents-semblent-sur-valorises

Surveillance électronique : TOUT EST PARDONNÉ ! par François Leclerc.

La NSA américaine et le britannique GCHQ sont sous les projecteurs, laissant dans l’ombre combien d’autres services nationaux leur prêtent main forte. Les ministres de l’intérieur et de la défense néerlandais ont le 4 février dernier reconnu dans un courrier au parlement que les services du pays étaient à l’origine de la surveillance de 1,8 millions de communications en décembre 2012, et non la NSA en coordination avec laquelle ils agissaient, comme Der Spiegel l’avait précédemment annoncé. Les ministres sont depuis sur la sellette et pourraient démissionner, pour avoir en octobre dernier affirmé que les services néerlandais n’étaient pas en cause, et avoir appris le 22 novembre que c’était le contraire qui était vrai.

Petit à petit, il se confirme qu’une toile a été tissée, qui ne se limite pas à une entente avec le Canada, l’Australie et la Nouvelle Zélande, dans le cadre de ce qui a été appelé l’entente des Five Eyes (des cinq yeux). On se rappelle à ce propos les révélations du journal Le Monde, en novembre dernier, qui s’appuyaient sur des documents d’Edward Snowden pour établir la collaboration de la DGSE française avec la NSA et le GCHQ afin de contribuer à une sorte de pot commun de données dont les règles d’accès réciproques ne sont pas connues. Depuis, on n’en a plus entendu parler.

Opportunément, un grand pas a cependant été franchi aujourd’hui à Washington, où François Hollande a déclaré aux côtés de Barack Obama que « la confiance mutuelle a été restaurée », sans donner la moindre indication sur les subites raisons de ces heureuses retrouvailles. Chuuut, on nous écoute !

source

http://www.pauljorion.com/blog/?p=62234

Iran, un marché (économique) de dupe?

qui a autorisé un tel ou un tel a appliquer ou imposer des sanctions ? c’ est quoi ce bordel avec des décideurs non élus qui décident pour les autres, c ‘est quoi ce bordel ? on veut la guerre alors préparons nous puisque le sel choix restant n’ est que celui de la guerre a outrance. quoi!

Strategika 51 Intelligence

Vous n’êtes peut-être pas au courant, mais au début du mois de Février de cette année, le Médef International c’est fendu d’une visite en Iran.

La ville de Téhéran a accueilli, mardi 4 février, la conférence du commerce, de la commercialisation et de l’investissement irano-française. Simultanément à l’arrivée de la délégation des investisseurs français, en Iran, une conférence économique entre les membres de cette délégation et les responsables iraniens a été organisée. C’est la première fois, après des années, qu’une telle conférence est tenue entre l’Iran et la France, sur le sol iranien. La France est l’un des grands investisseurs européens, en Iran. Une importante délégation économique française est, en effet, arrivée, lundi 3 février, à Téhéran, pour reprendre contact avec l’Iran, en attendant la conclusion d’un accord global sur le nucléaire, selon l’agence officielle IRNA.

La délégation, composée de 107 personnes, est, selon l’IRNA, « la plus importante délégation économique…

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