La Bête Noire de l’establishment français

Cet article, initialement publié aux États-Unis, entend expliquer aux étrangers la vindicte hystérique du gouvernement français contre l’humoriste le plus populaire du pays, Dieudonné. Pour Diana Johnstone, c’est l’occasion de montrer pourquoi et comment la classe dirigeante française abandonne toutes les valeurs républicaines dont elle se réclame.

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La France a adopté des lois pour « punir l’antisémitisme ». Le résultat est à l’opposé. De telles dispositions tendent simplement à confirmer la vieille idée selon laquelle « les juifs dirigent le pays » et participent à la montée de l’antisémitisme. Quand de jeunes français voient un Franco-israélien essayer de transformer en délit un simple geste, quand la communauté juive se mobilise pour interdire leur humoriste préféré, cela ne peut que faire monter l’antisémitisme et même encore plus rapidement.

Il reste que dans cette escalade le rapport de forces est très inégal. Un humoriste n’a pour armes que des mots et des fans qui pourraient bien se disperser quand la situation va se corser. De l’autre côté se trouvent l’idéologie dominante et le pouvoir de l’État.

Dans ce genre de conflit, la paix civile dépend de la sagesse et de la capacité de ceux qui ont le plus de pouvoir à faire montre de retenue. S’ils n’agissent pas en ce sens, alors cela pourrait être un jeu sans vainqueurs.

Diana Johnstone

source et suite = http://www.voltairenet.org/article181662.html

développement d’un ordinateur quantique

la NSA financerait secrètement la création d’un calculateur quantique dans l’espoir de disposer prochainement d’un outil permettant de craquer virtuellement n’importe quel système de chiffrement.

Le journal américain annonce disposer de documents partagés par Edward Snowden qui n’ont pas encore été révélés au monde et qui concernent encore et toujours la NSA. Dans ces documents serait décrit un programme de près de 79,7 millions de dollars baptisé  » Penetrating Hard Targets  » ( pénétrer des cibles difficiles), faisant état d’un superordinateur capable de casser les codes informatiques qui protègent actuellement les secrets bancaires, médicaux, les informations gouvernementales, communications sécurisées militaires et autres systèmes de cryptage de haut vol utilisé pour les données ultras sensibles.

Le développement de cet ordinateur quantique serait réalisé dans le laboratoire de science physique de l’Université du Maryland, mais le document en possession du journal n’indique pas à quel point le projet peut être avancé.

L’ordinateur quantique permettrait à la NSA de disposer d’une puissance de calcul extrêmement puissante, capable de décrypter les systèmes de chiffrement les plus complexes en un temps record, mais aussi de proposer une sécurisation de ses propres données à un niveau tel qu’il serait impossible aux supercalculateurs traditionnels d’envisager un déchiffrage des données.

Malgré les budgets de la NSA alloués à la recherche dans le domaine, il parait peu probable que l’agence ait avancé davantage que les autres grands acteurs se penchant sur le sujet depuis des années. La Darpa dispose ainsi de son propre programme de recherche depuis des années, et Google a également lancé le  » Quantum Artificial Intelligence Lab  » l’année dernière, mais aucun n’a réellement réussi à proposer une solution stable, durable, ni exploitable.

Néanmoins, certaines entreprises prétendent déjà avoir lancé la production de petits ordinateurs quantiques. Par exemple, l’entreprise canadienne D Wave System prétend fabriquer des ordinateurs quantiques depuis 2009, en 2012 elle en aurait même vendu un exemplaire pour 10 millions de dollars à Google, et un autre à la NASA…

source = http://www.generation-nt.com/nsa-financerait-secretement-developpement-ordinateur-quantique-capable-tout-decrypter-actualite-1833352.html

http://www.generation-nt.com/apple-iphone-nsa-piratage-dropoutjeep-dementi-actualite-1832722.html

http://www.generation-nt.com/nsa-serait-capable-pirater-reseau-wi-fi-distance-13-km-actualite-1832442.html

Un des meilleurs articles sur la campagne contre l’humoriste Dieudonné

Mounadil al Djazaïri

Selon moi, un des meilleurs articles avec celui de Diana Johnstone, sur un registre il est vrai différent, sur la campagne politique et communautariste lancée contre l’humoriste Dieudonné. Pour aller sur l’article original de Moez Lahmédi, clic sur l’hyperlien qui est inséré dans le titre .

L’humour incolore (à propos de la quenelle de Dieudo)

L’humour incolore

 « Fais dodo, Colas mon p’tit frère,

Maman est en haut,

coupée en morceaux

 Papa est en bas,

il lui manque un bras.

Fais dodo,

car les autres sont morts… ! »

         L’affaire de la quenelle de Dieudonné qui a suscité l’indignation de la classe politique en France, Manuel Valls entre autres, a ressuscité l’ancien débat sur les limites et les lignes rouges à respecter dans l’humour. On se souvient de la vague de contestation qui avait ravagé le monde musulman suite à la publication des caricatures satiriques de Mahomet dans Charlie Hebdo. En Europe comme…

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Le grand marché transatlantique ne se fera pas !

Le 14 juin 2013, la Commission européenne a obtenu mandat de la part de tous les États membres pour négocier avec les États-Unis le Transatlantic free trade area (TAFTA). Cet accord cherche à instaurer un vaste marché de libre-échange entre l’Union européenne et les États-Unis, allant au-delà des accords de l’OMC.

Ce projet de Grand marché transatlantique vise le démantèlement des droits de douane restants, entre autres dans le secteur agricole, et plus grave encore, la suppression des « barrières non tarifaires » qui amplifierait la concurrence débridée et empêcherait la relocalisation des activités. Il conduirait à un nivellement par le bas des règles sociales, économiques, sanitaires, culturelles et environnementales, aussi bien en Europe qu’aux États-Unis. Ainsi, la production de lait et de viande avec usage d’hormones, la volaille chlorée et bien d’autres semences OGM, commercialisées aux États-Unis, pourraient arriver sur le marché européen. Inversement, certaines régulations des marchés publics et de la finance aux États-Unis pourraient être mises à bas.

Cet accord serait un moyen pour les multinationales d’éliminer toutes les décisions publiques qui constituent des entraves à l’expansion de leurs parts de marché. Nous pensons tous que ce projet consacre la domination des multinationales européennes comme américaines. Pour certains il affirme également la domination des Etats-Unis. À coup sûr, il asservirait les peuples des deux côtés de l’Atlantique.

Ce projet pourrait introduire un mécanisme d’arbitrage privé « investisseur-Etat », qui se substituerait aux juridictions existantes. Les investisseurs privés pourraient ainsi contourner les lois et les décisions qui les gêneraient, permettant par exemple aux pétroliers d’imposer en France l’exploitation des gaz de schistes et autres hydrocarbures dits non conventionnels. Une telle architecture juridique limiterait les capacités déjà faibles des États à maintenir des services publics (éducation, santé, etc.), à protéger les droits sociaux, à garantir la protection sociale, à maintenir des activités associatives, sociales et culturelles préservées du marché, à contrôler l’activité des multinationales dans le secteur extractif ou encore à investir dans des secteurs d’intérêt général comme la transition énergétique.

Au-delà des échanges de marchandises, le Grand marché transatlantique achèverait l’ouverture à la concurrence des échanges immatériels. Le projet d’accord prévoit d’introduire de nouvelles mesures relatives aux brevets, droits d’auteur, protection des données, indications géographiques et autres formes de la dite « propriété intellectuelle », faisant revenir par la petite porte le défunt ACTA (Accord commercial anti-contrefaçon), refusé en juillet 2012 par les eurodéputés, suite à une large mobilisation des citoyens européens.

Discrètement, de puissants lobbies européens et transatlantiques sont déjà à la manœuvre pour élaborer avec la Commission européenne, seule autorité en charge des négociations au nom de tous les États membres, les termes d’un éventuel accord d’ici 2015. À l’inverse, les citoyens, les mouvements sociaux, les parlementaires européens, n’ont pas accès aux informations sur les négociations en cours. Le secret sur les textes limite également les capacités des pays en développement d’intervenir, alors qu’un tel accord aurait des répercussions juridiques et sociales sur l’ensemble du monde.

Le Grand marché transatlantique serait une atteinte nouvelle et sans précédent aux principes démocratiques fondamentaux. Il ne ferait qu’aggraver la marchandisation du monde, avec le risque de régressions sociales, environnementales et politiques majeures. Nous avons réussi à mettre en échec l’Accord multilatéral sur l’investissement (AMI) en 1997, puis l’Accord commercial anti-contrefaçon en 2012, qui comportaient les mêmes dangers. Citoyens et organisations de citoyens, nous voulons à présent stopper tous ensemble le Grand marché transatlantique et appelons à la mobilisation la plus large et la plus diverse possible, en lien avec les autres mouvements européens et états-uniens, pour contraindre notre gouvernement et l’Union européenne de stopper ces négociations.

Organisations signataires :

Au niveau national : Agir pour l’environnement, Aitec-Ipam, Les Alternatifs, Amis de la confédération paysanne, Amis de la Terre, Attac, CADTM France, Cedetim, Colibris, Collectif citoyen les engraineurs, Collectif des associations citoyennes, Collectif Roosevelt, Confédération paysanne, Convergence citoyenne pour la transition énergétique, Convergences et alternative, Copernic, Economistes atterrés, Ecologie sans frontières, Ensemble, Europe écologie les verts, Faucheurs volontaires, Fédération Nationale Accueil Paysan, Fédération pour une alternative sociale et écologique, Fondation sciences citoyennes, France Amérique Latine, FSU, GAïA SOS planète en danger, Gauche anticapitaliste, Générations futures, Golias, Jeunes écologistes, Mouvement de la paix, Mouvement des objecteurs de croissance, MPEP, NPA, la Nouvelle école écologiste, Objectif transition, Parti de gauche, PCF, Réseau action climat, Réelle démocratie maintenant (Indigné-e-s), Réseau environnement santé, collectif Semons la biodiversité, Solidaires national, Solidaires douanes, Syndicat national des arts vivants, UFISC, Utopia

Au niveau local : Collectifs locaux anti-gaz de schiste Orb Taurou, Anduze, Pézenas, Castelneau de Guers, Clapiers, Sète, Bassin de Thau, Vigan, Briard, Florac, Montélimar Drôme Sud, Orb-Jaur, Roynac, Toulon, Béziers, Campagnan, Haut-Bugey, Narbonnais, Corbières, Causse Méjean, Jaujac-Ardèche-Lignon, Pays cigalois, Littoral 34, Ardèche, Ain, Pays de Savoie et de l’Ain, Réseau Rhonalpin, Jura, Isère, Lot-et-Garonne, Rhône, Var, Vaucluse, Houille-ouille-ouille 59/62, Écolectif Dégaze Gignac et Environs 34, Montpellier Littoral contre les gaz, pétrole de schiste ! et Basta Gaz Alès, Garrigue-Vaunage, Collectif de Vigilance Gaz de Gardanne, Touche pas à mon schiste, Non aux forages d’hydrocarbures Haut-Jura, Carmen (Château-Thierry), ARPE (69)

source = http://aitec.reseau-ipam.org/spip.php?article1365

Communiqué de presse Aitec-Attac ’Accord de libre-échange transatlantique : La démocratie en danger !’
Lettre ouverte à l’occasion de la seconde session de négociation du Pacte transatlantique sur le commerce et l’investissement (PTCI)
Publication du rapport ’Une Déclaration transatlantique des droits des entreprises’
Accord de libre-échange transatlantique Union Européenne – Etats-Unis : Plus d’injustice, de chômage et de destruction environnementale

DEMOCRATISME

« Le fait même de l’existence d’une assemblée parlementaire signifie l’absence du peuple. Or la démocratie véritable ne peut s »établir que par la participation du peuple lui même, et non au travers de l’activité de ses substituts. »

Moammar El Kadhafi

source et suite = http://democratisme.over-blog.com/

https://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9mocratie_participative

Il faut ensuite réaffirmer que la paix ne se construit que sur la justice.

Le sionisme, c’est la conjonction des idéologies nationalistes du XIX° siècle et du judaïsme qui nous vaut ce dernier avatar du colonialisme qu’est l’état d’Israël. Les sionistes, en jouant sur ambiguïté du judaïsme et de la judéité (aucun juif, aucun goy ne répond clairement à la question : les juifs sont-ils un peuple ? Ou s’agit-il d’une race ? Ou, tout bien considéré, ne serait-ce qu’une religion ? ), ont renoué avec l’idéologie de l’ancien régime, en restaurant l’idée de l’existence d’un droit divin. Il leur a suffit de remplacer le concept de monarque de droit divin par celui d’état de droit divin. Une fois admis l’idée d’une terre don de dieu à son soit disant peuple, toute contestation de cet état de fait devient impossible, est blasphématoire.

Cette pensée est curieusement ancrée chez les juifs athées (israéliens ou non), car elle est la seule justification à la nakba, au vol des terres. En Israël, la bible est enseignée comme un livre d’histoire (du peuple juif) !

Israël ne doit sa survie qu’au soutien des USA. Le lien qui unit ces deux pays est quasi familial. Tous les juifs qui comptent en Israël ont un pied, sinon deux, aux USA. Tous les juifs américains qui comptent ont un pied, sinon deux, en Israël. Le génocide des amérindiens par les colons européens, la bible à la main, conforte Israel dans sa volonté d’expulsion/extermination. Le parallèle entre la naissance des USA et celle d’Israël, le vol des terres, la traque de l’indigène, le déni commun des massacres, la bonne conscience religieuse, tout rapproche ces deux peuples. Le lobby américano sioniste est tout puissant, et c’est parce qu’ils ont une porte de sortie que les extrémistes sionistes n’acceptent aucune discussion réelle avec les palestiniens. D’ailleurs, ils n’ont pas d’interlocuteur, disent-ils. Et quand ils en ont un, ils le détruisent. Ils savent qu’au cas où cela tournerait vraiment mal, leur avenir est assuré ailleurs. Les palestiniens, eux, sont condamnés à rester sur place, quitte à en mourir.

Il existe toutes sortes de mouvements de solidarité avec les palestiniens (au demeurant les seuls possibles descendants réels des hébreux), revendiquant tous un attachement à une solution a deux états et affirmant qu’il n’existe d’autre solution pour construire une paix durable. Il nous faut dénoncer cette position comme un leurre, souvent motivé par la peur que l’état d’Israël soit condamné à disparaître si aucun état palestinien n’arrive à s’imposer à ses côtés. Ainsi, par une de ces pirouettes de l’histoire, ce serait l’état embryonnaire palestinien qui cautionnerait l’existence d’Israel !

Il nous faut d’abord affirmer que la solution viendra des palestiniens eux-mêmes, et reconnaître que notre rôle se limite à une dénonciation sans aucun effet réel sur le conflit.

Il faut ensuite réaffirmer que la paix ne se construit que sur la justice.

Or la justice, quelque soit l’angle de vue, implique la disparition de l’état israélien des pages du temps :

que ce soit sous l’angle de la soi-disant légalité internationale et du vote initial de l’ONU, avec ses tractations financières, ses influences occultées, ses chantages et sa corruption généralisée ;

que ce soit sous l’angle de la courte histoire de cet état, avec ses violations du droit international, son recours systématique à la violence, au terrorisme d’état, ses crimes contre la paix, crimes de guerre, crimes contre l’humanité (répétés et revendiqués) ;

que ce soit sous l’angle démocratique, avec son système d’apartheid, sa justice expéditive, la ségrégation des palestiniens sous-citoyens israéliens ;

que ce soit sous un angle simplement moral, avec son affirmation d’un état raciste, d’un état juif pour les juifs ;

que ce soit sous l’angle de la justice internationale, avec le refus du retour des réfugiés, la colonisation ininterrompue de la Cisjordanie ;

que ce soit sous un angle religieux, où en dernière analyse, le sionisme est une hérésie du judaïsme ;

Tout, je dis bien tout, nous invite à une solution à un état dans une Palestine réunie, où juifs, musulmans et chrétiens vivent en commun accord. Ceux qui, par peur, goût du pouvoir, idéologie, refuse cette réalité entrainent ce pays vers l’horreur de la guerre et le déclin. Ils peuvent partir, personne ne les retient.

Le réalisme, la realpolitik, impose cette solution.

Une solution à deux états, outre le fait qu’elle serait injuste, parce qu’elle spolierait définitivement les palestiniens, est impossible à concrétiser sans déplacement de population dans les deux sens. 350 000 colons israéliens sont disséminés dans toute la Cisjordanie, et 1,4 million de palestiniens vivent sur le territoire israélien.

La solution à deux états ethniquement homogènes implique une épuration ethnique.

La solution d’un état pour tous, n’est pas nouvelle.

Elle faisait partie intégrante de la chartre de l’OLP.

http://democratisme.over-blog.com/article-sionisme-115856794.html

source = http://www.mai68.org/spip/spip.php?article6491