Ils ne peuvent tromper tout le monde …

« Ils peuvent tromper quelques personnes tout le temps. Ils peuvent tromper tout le monde un certain temps. Mais ils ne peuvent tromper tout le monde tout le temps.  »
Abraham Lincoln

Les armes de destruction massive en Irak:

 

le «Grand Mensonge» de Bush et la crise de l’impérialisme américain

« 

Plus de deux mois après le début de l’occupation de Bagdad et plus de trois mois après le début de l’invasion américaine de l’Irak, l’administration Bush n’a toujours pas présenté la moindre preuve que l’Irak avait des armes de destruction massive. Il est de plus en plus évident que l’argumentation avec laquelle la Maison blanche et les médias américains ont «vendu» la guerre est entièrement fausse.

 

Dans les mois qui précédaient la guerre, Bush a souvent répété l’avertissement qu’à moins que les États-Unis envahissent l’Irak et «désarment Saddam Hussein», le dirigeant irakien fourniraient aux terroristes des armes chimiques, biologiques et mêmes nucléaires qui seraient ensuite utilisées contre le peuple américain. C’est cette menace qui était supposément imminente qui fut invoqué pour rejeter la loi internationale et pour lancer la machine de guerre américaine contre ce pays appauvri et à demi affamé à cause d’un embargo économique de plus d’une décennie. »

« Les déclarations sur les «armes de destruction massive» et sur «la guerre pour la démocratie» vont revenir hanter l’administration Bush et l’establishment politique américain en son entier qui a embrassé la guerre. L’impact politique se fait déjà sentir au sein des troupes en Irak. Elles ont commencé à exprimer leur désillusionnement face à l’invasion et leur opposition à une prolongation de l’occupation d’un pays dont la population veut clairement qu’elles le quittent.

Toutes les institutions de l’élite dirigeante américaine sont impliquées dans des crimes de dimensions renversantes : la Maison blanche, le Congrès, le juridique, l’armée, les médias, l’aristocratie du monde des affaires. Tout mouvement significatif d’en bas va produire une crise non seulement pour un président ou une administration mais pour un ordre social dans son ensemble. »

source : http://www.wsws.org/francais/News/2003/juin03/210603_ADMmensonge.shtml

Discours de M. Powell au Conseil de sécurité de l’ONU

« Chers amis,

Les renseignements que je vous ai présentés sur ces terribles armes et sur le refus continuel de l’Irak de respecter ses obligations en vertu de la résolution 1441 du Conseil de sécurité sont liés à un sujet auquel je veux maintenant consacrer un peu de temps et qui a trait au terrorisme.

Ce ne sont pas seulement ces armes illicites qui nous inquiètent mais la façon dont elles peuvent être associées aux activités des terroristes et aux organisations terroristes qui n’ont aucun scrupule à les utiliser contre des innocents à travers le monde. »

« Comme je l’ai dit dès le début, rien de tout cela ne devrait surprendre aucun d’entre nous. Le terrorisme constitue un instrument dont Saddam Hussein se sert depuis des décennies. Ce dernier a soutenu le terrorisme bien avant que ces réseaux de terroristes aient un nom, et ce soutien se poursuit. Le lien entre les poisons et le terrorisme est nouveau. Le lien entre l’Irak et le terrorisme est ancien. Cette alliance est mortelle.

Vu ce bilan, les dénégations de l’Irak quant à son soutien du terrorisme doivent être rangées avec les autres dénégations de l’Irak au sujet des armes de destruction massive. C’est là un tissu de mensonges.

Lorsque nous faisons face à un gouvernement qui nourrit une ambition de domination régionale, qui cache des armes de destruction massive et qui donne un asile et un soutien actif aux terroristes, nous ne faisons pas face au passé, mais au présent. Et si nous n’agissons pas, nous aurons à faire face à un avenir encore plus effrayant. »

Où sont les armes de destruction massive?
« En entrevue à des chaînes britannique et américaine, Saddam Hussein dément que son régime ait un quelconque lien avec Al-Qaïda, et il réitère que son pays ne possède plus d’armes de destruction massive. «Ces armes ne sont pas de petites pilules que vous pouvez cacher dans votre poche, dit-il. […] Il est facile de déterminer si l’Irak en détient ou pas.»

À travers ce dialogue de sourds, le chef des inspecteurs de l’ONU, Hans Blix, remet des rapports qui soulèvent quelques questions, encore sans réponse. Il salue cependant la coopération active de Bagdad, et soutient que rien ne peut justifier un recours à la force.

Plusieurs mois après la fin du conflit, l’ancien chef des inspecteurs en désarmement de l’ONU, Hans Blix, a soutenu que Bagdad avait, selon lui, fort probablement détruit ses ADM en 1991, juste après la guerre du Golfe, comme le régime l’a toujours prétendu. »

« D’abord, une employée des services de renseignements, Katharine Gun, transmet au journal L’Observer un courriel top-secret de la National Security Agency des États-Unis, qui demande l’aide du General Communication Headquarters pour espionner les délégués du Conseil de sécurité qui devaient jouer un rôle clé dans le vote de la seconde résolution de l’ONU sur l’Irak. Des poursuites entreprises pour violation du secret d’État ont finalement été abandonnées.

Deux jours plus tard, le 26 février, l’ancienne ministre Clare Short, qui avait démissionné en raison de l’engagement de Londres dans la guerre, jette une nouvelle douche froide sur l’administration Blair. Dans un entretien à la BBC, elle révèle que la Grande-Bretagne avait placé le bureau du secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, sur écoute avant le déclenchement de l’intervention en Irak. Refusant de nier les allégations, Tony Blair a simplement évoqué la «profonde irresponsabilité» de son ancienne ministre.

La guerre aurait-elle été fondée sur le mensonge? Une majorité d’Américains et de Britanniques le croient, selon les derniers sondages. »

source : http://www.radio-canada.ca/nouvelles/dossiers/Irak-UnAn/02.html

https://raimanet.wordpress.com/2013/03/17/tromperie/

https://raimanet.wordpress.com/2013/05/04/le-langage-politique-la-tromperie-organisee/

 

Chemtrails, Morgellons …

« La théorie des chemtrails [kemtrels] suppose que certaines traînées blanches dans le ciel ressemblant à une traînée de condensation seraient en réalité constituées de produits chimiques ou aérosols déversés à haute altitude et non de la vapeur d’eau laissée par les réacteurs des avions. Le nom lui-même est un néologisme construit par la contraction de l’anglais « chemical trail », soit « traînée de produits chimiques », sur le modèle de, et par opposition à, « contrail », contraction de « condensation trail ». Cette théorie, qui s’apparente dans certains cas à une théorie du complot, n’a jamais trouvé aucune crédibilité dans la communauté scientifique, faute de méthode, de qualification des promoteurs de la théorie et de preuves objectives. »

et pourtant :

Image

Image

Image

Image

https://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9orie_des_chemtrails

http://www.rue89.com/2013/07/22/chemtrails-theorie-climato-complotiste-seduit-militants-ecolos-244447

Danger : refusons l’Europe nord-américaine

« Nous ne saurions que conseiller fortement aux agriculteurs, aux créateurs, aux consommateurs, aux salariés de toute profession, à leurs syndicats et associations de s’intéresser de près à un projet extrêmement dangereux pour eux : celui de la mise en place d’un grand marché transatlantique.

Il s’agit, selon ses instigateurs, de construire un vaste espace de libre échange intégral entre l’Union européenne et les Etats-Unis. Ce serait une sorte d’intégration des pays européens dans un vaste espace économique, politique et militaire, dominé par le grand capital des Etats-Unis. Ce projet date déjà de plusieurs années, mais, il vient d’être relancé par le très droitier président de la commission de Bruxelles, M. Barroso. Quelques jours après qu’il eut fait cette proposition de reprise des discussions sur ce sujet, M. Obama, le Président des USA lui a répondu favorablement en disant clairement qu’il s’agissait surtout de « défendre les emplois américains ». Et Mme Clinton avait qualifié ce projet « d’OTAN économique ».

Les dirigeants nord-américains considèrent que l’Union européenne est si affaiblie par la crise qu’elle va se coucher face à leur demandes. « Les européens ont plus faim d’un accord… ce qui a changé je pense, c’est qu’à travers toute l’Europe ils  reconnaissent avoir du mal à trouver une recette de croissance »  a renchéri hilare Barak Obama, le 12 mars dernier. De son côté, M. Barroso sait qu’après les prochaines élections européennes, arrivera la fin de son mandat en novembre 2014. Personne ne défendra plus sa candidature comme Président de la Commission de Bruxelles. Il cherche donc une bonne place dans le giron des dirigeants nord-américains. Déjà de Bruxelles et du Portugal, certains de ses proches lui préparent le terrain pour un atterrissage dans une institution internationale à Washington. Et pour cela, il est prêt à vendre l’Europe, ses travailleurs, ses services, sa culture, son agriculture, pour un mauvais plat de lentilles. Il ne faut surtout pas laisser faire ! Ce sont eux les vrais anti-européens.

Leur projet a pour objectif de faire disparaître le peu de barrières douanières restantes entre les Etats-Unis et l’Union européenne. Au-delà, ils veulent harmoniser à la baisse toutes les réglementations, toutes les normes qui limitent ou empêchent encore une libre circulation totale des produits agricoles, industriels, culturels et de services. Les services publics, les systèmes de protection sociale, de protection de l’environnement, les normes existantes pour l’accès au marché public, les droits intellectuels, la diversité culturelle, les normes de protection de santé, sont menacés.

Si un tel traité venait à être signé, il aurait malheureusement un caractère quasi irréversible parce que le traité de Lisbonne a gravé dans le marbre toute décision européenne relative au commerce et aux tarifs douaniers. Toutes les politiques seraient soumises au droit social et environnemental nord américain. Les dirigeants des Etats-Unis veulent importer sans limite demain en Europe des produits actuellement interdits comme le bœuf aux hormones, le poulet traité à la chlorine, d’autres viandes à la ractopatine, et le porc a l’acide lactique. Rien ne servirait plus de disposer de productions d’appellation d’origine géographique jusque là protégées.

Bref, pour les biens culturels comme pour l’agriculture et la qualité alimentaire se serait un véritable massacre. Il est impératif de se mobiliser pour s’y opposer avec force. Ce projet n’a d’autre objectif, comme l’a dit récemment un certain M. Bruce Stokes, responsable d’un fonds américain, que « le capitalisme version occidentale reste la norme mondiale ».  Voilà la raison fondamentale pour laquelle les grandes firmes multinationales nord-américaines mais aussi européennes veulent faire sauter toutes les normes de protection qui existent encore en Europe pour imposer les leurs. D’ailleurs, derrière ce projet, il y’a un groupe de politicien organisé dans un « réseau de politique transatlantique » et de puissantes multinationales comme la banque City Group, Coca-Cola, Nestlé, Microsoft, Unilever, Walt Disney, Bayer, et jusqu’à peu il y avait aussi le groupe Mittal. Et leur allié en Europe n’est autre que le Président de la Commission européenne lui-même qui est déjà l’un des principaux responsables de la crise et de la destruction des droits sociaux. Dans l’actuelle division internationale du travail et de la production, le capital allemand y trouverait largement son compte. Voilà pourquoi Mme Merkel y est partie prenante.

La France y perdrait beaucoup. Ne laissons pas ce projet, avec la braderie de l’Europe, des droits sociaux et environnementaux, qui en résulterait se concrétiser. »

source : http://patricklehyaric.net/

http://patricklehyaricpe.wordpress.com/category/patrick-le-hyaric/